Les cirques : Aujourd'hui, ils sont plus de 200 à parcourir la France et à détenir près de 1 200 animaux d'espèces sauvages : éléphants, tigres, lions, girafes, hippopotames, ours, singes, zèbres, otaries... Des animaux parfois soustraits à leur milieu naturel ou nés en captivité, mais qui vivent dans des conditions contraires à leurs besoins physiologiques les plus élémentaires.
L'animal dans un cirque ne connait que les barreaux de sa cage exiguë. Les conditions d'hygiènes sont souvent déplorables et les animaux présentent généralement des signes de stéréotypie, comportement compulsif synonyme de « folie » chez l'homme : lion qui fait des allers-retours toute la journée cloîtré dans sa cage, éléphant attaché à une chaîne de 50cm qui balance continuellement une patte sur l'autre... Et lorsqu'ils sont « libérés » de leur « geôle », ce n'est pas pour prendre l'air, mais uniquement pour apprendre leur numéro ou pour affronter le public dans un environnement bruyant de hurlements, d'applaudissements et de flashs.
Et c'est bien souvent lors des séances de domptage que l'enfer commence pour ces animaux qui doivent toujours apprendre et réaliser des numéros encore plus spectaculaires ! Parfois violentés physiquement (fouet, lasso, barre de fer, pointes piquantes, utilisation du feu) et psychologiquement (enfermés dans le noir de longues heures, privés de nourriture), tout est mis en oeuvre pour que l'animal soit terrorisé et soumis. A cela s'ajoutent les milliers de kilomètres parcourus sur la route, où les animaux sont transportés de lieux en lieux, confinés dans leurs cages, parfois en plein soleil.
Nous savons tous qu'il n'est pas dans la nature de l'animal de faire des numéros de clowns, et le public est encore loin de s'imaginer les techniques qui sont utilisées pour amener un animal à exécuter un ordre demandé. C'est pourquoi, la Fondation 30 Millions d'Amis demande à chacun d'entre vous de ne plus vous rendre dans les cirques qui utilisent des animaux sauvages. Vous pouvez également demander à votre mairie de les interdire dans votre commune ou encore écrire une lettre au Ministère de la Culture.